Aujourd'hui, après "Les Français face à la crise", j'ouvre la page : "Littéraires en crise".
Depuis deux mois, nos universités sont en grève, les actions de protestations vont bon train et tout le monde y
va de ses petites (ou grandes) revendications..
Bon, c'est bien beau tout ça, mais après ?
Voici venu le jour du premier entretien d'embauche :
- Oui bac+3, Licence en Lettres, pas mal, bon parcours, pas de redoublement, niveau satisfaisant, à part ça ? Vous avez déjà travaillé ? Quelle expérience ?
Là, l'interrogé répond :
- Bah nan, pas spécialement, j'ai écris deux ouvrages de philosophie sur l'ataraxie et...
- L'atara quoi ? Ah oui, oui, pareil (-_-) Ecoutez, que voulez-vous que je fasse d'un écrivain ? Vous savez travailler de vos mains j'espère ? Vous avez des notions en informatique ?
L'interrogé-agacé :
- Nan pas spécialement. J'ai un PC comme tout le monde, je rédige mes essais sur Word et j'utilise le traitement de texte.
- Bon. (Silence pesant..). Ecoutez monsieur, je ne pense pas que vous ayez le profil que je recherche. Vos compétences ne sont pas réellement..comment dire..concrètes..Vous comprenez ?
L'interrogé-agacé-ulcéré-désespéré répond:
- Merci, ça je l'avais compris..Mais je peux m'adapter, accomplir des tâches demandées, je suis très autonome et je comprend vite et...
- Certes, m'enfin entre nous, écrire un livre, c'est pas nooooon plus ce qu'on pourrait appeler "travailler"..
Le littéraire se lève, introduit sa main dans sa poche et, sans autre forme de procès, assome violemment son interlocuteur à coup d'un 250 Pages aux éditions PLON signé Zola.. Fin de l'entretien.
Qui ne connaît la valeur des mots ne saura connaître les hommes. Lorsque les mots perdent leurs sens, les hommes perdent leur liberté. (Confucius)

